Depuis quelque temps, on parle beaucoup de « libérer » l’entreprise… certaines sont d’ailleurs déjà d’après les mêmes sources… des entreprises libérées. Intéressant…Au-delà de l’idée, j’ai voulu en savoir un peu plus sur ce « nouveau » concept: effet de mode? Révolution organisationnelle? Prise de pouvoir sur… sur quoi? Je dois l’avouer, les entrepreneurs que j’ai rencontrés n’ont pas plus de visibilité sur le sujet que moi-même.

Faut-il voir dans cette notion, alors qu’on fête les 70 ans de la libération en France, des entreprises enfin émancipées d’un pouvoir ou d’une puissance extérieure quelconque?

Pour ma part, la métaphore guerrière que je ne peux m’empêcher d’associer à « l’entreprise libérée » n’est pas franchement valorisante. Alors quoi?

A la réflexion, je préfère l’approche pro-active. Mon expérience des entreprises (et des entrepreneurs) m’amène à penser que si libération il y a, c’est plutôt celle des acteurs. Le management du « bâton et de la carotte », entendez sanctions et récompenses, a fait long feu.

Comme beaucoup de concepts, d’inventions du 20° siècle, cette approche du management en entreprise a permis, certes, de faire un grand pas dans l’organisation du travail, mais nous touchons aujourd’hui aux limites du modèle. la montée en puissance de la génération « Y », dont les comportements ont été largement étudiés depuis une dizaine d’années nous invite à reconsidérer la relation aux individus, notamment dans le cadre du travail.

La science, depuis les années 50, a mis en lumière d’autres leviers de développement de la motivation. Les bénéfices de la motivation extrinsèque (la carotte et le bâton) pour la productivité seraient nettement inférieurs à ceux de la motivation intrinsèque. Mais de quoi parle-t-on?

Eh bien, les précurseurs en la matière, oeuvrant souvent dans le domaine des technologies de pointe mais pas seulement, ont tenté l’aventure et ont fait exploser les cadres traditionnels: horaires, conditions de production, stratégies d’entreprise, etc…

  • Qui aurait osé affirmer, il y a seulement 10 ans que le simple fait d’autoriser les salariés à venir au bureau…quand ils le veulent aurait boosté la productivité?
  • Quel économiste aurait soutenu qu’un modèle de production fondé sur le volontariat et le bénévolat offrirait de meilleurs performances que celui bâti autour des compétences et de l’expertise?

… et pourtant! Les chiffres sont là. Les résultats aussi.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires et retours d’expériences ci-dessous.

Merci par avance et… à bientôt: un autre monde est possible!

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