Changer mais Pour Quoi…?

Lorsqu’on fait le choix d’amener du changement qui nécessite un accompagnement, il est important que la raison d’être de ce changement soit comprise par les personnes qui seront touchées.

Pourquoi, en tant que leader, désirez-vous introduire ce changement dans votre entreprise? Il peut s’avérer nécessaire pour la santé et le bien-être des personnes concernées.

Il peut aussi s’avérer utile au maintien au sein d’un marché.

Au niveau d’une équipe, qu’est-ce qui peut causer un désir de changement? Cette question dépend beaucoup de la culture de l’entreprise. Les résistances ne manquent généralement pas et il n’est pas rare d’entendre des remarques du genre de:

  • Qu’est ce que çà va changer? De tout façon, rien ne va bouger;
  • La direction mérite-t-elle qu’on se démène pour elle?
  • çà va encore compliquer le quotidien, on introduit de nouveaux objectifs mais on conserve aussi les anciens
  • Qu’est ce qu’on a a gagner à notre niveau…?
  • Etc…

Dans ce genre de situation, un « électro-choc » destiné à raviver la flamme qui s’essouffle peut être utile..

L’une des méthodes consiste à prendre le temps de se projeter dans un avenir plus ou moins long et à dessiner la « carte des possibles » si on ne change rien aujourd’hui.

Sans que l’on s’en rende compte, ce futur par défaut vit parfois très profondément en nous. On ne voit pas comment s’en sortir et du coup on est presque résigné à le vivre. Mais prenez le temps de réfléchir quelques secondes et vous comprendrez rapidement que ce futur… n’existe pas encore! Il ne dépend que d’une chose: le choix que nous allons faire maintenant ou dans la minute qui suit. Ce sont nos actes qui créent notre futur…

Nous avons tous changé un jour ou l’autre, certains changements se sont opérés en douceur, avec notre consentement, parfois même avec joie alors que d’autres ont été sources de douleur et de frustrations.

  • La perte d’emploi,
  • Un divorce ou une séparation,
  • une formation nouvelle qui nous ouvre des perspectives professionnelles,
  • Un Mariage,
  • La naissance d’un enfant,
  • Une augmentation de salaire

Considérons ce qui peut nous amener à changer…

Des motifs internes.

Nos gouts, nos motivations, nos passions évoluent avec le temps. La lecture que nous avons de notre environnement, du monde dans lequel nous évoluons se construit peu à peu, s’appuyant sur l’éducation, sur des rencontres, des croyances (fondées ou…pas), des événements, … bref: sur notre expérience.

Souvent lié à une insatisfaction de notre situation du moment, le changement peut s’avérer tout à fait légitime, si on a pris le soin d’identifier clairement le motif et qu’il ne s’agit pas de changer pour changer…

Combien ont choisi de changer de vie de façon radicale…!

Ou des motifs externes.

Notre environnement peut aussi être à l’origine d’un changement…subi.

  • Un plan social,
  • une mutation à l’étranger ou loin de chez vous,
  • Un sentiment d’usure après des années passées à faire le même travail,
  • Un accident,

Ici encore, les changements peuvent être perçus comme naturels ou comme une contrainte douloureuse.

Trouver du sens pour changer…

La capacité humaine à s’adapter au changement est extraordinaire.

Pour survivre…

A bien y réfléchir, l’humanité (mais pas seulement…) n’a cessé de s’adapter à son environnement depuis son apparition. Des premiers chasseurs à l’homo sapiens du 21° siècle, en passant par les sociétés de cueilleurs chasseurs, des peuples du grand nord aux populations nomades des zones désertiques, les hommes ont fait preuve d’une aptitude au changement sans limites.

Mentionnons encore la capacité des êtres humains à reconstruire après une guerre ou une catastrophe naturelle… Et tout autour de nous, l’aptitude de la nature à sans cesse évoluer pour survivre que Darwin a mise en lumière.

Pour changer notre environnement…

Plus près encore de nous, observez les enfants dans leurs jeux ou face à des circonstances plus sombres: leur aptitude à passer d’un rôle à l’autre en jouant ou à surmonter des épreuves beaucoup plus sombres est une source d’inspiration. Ils sont capables de créer leur propre univers et de le rendre « réel »…

Mesurez-vous l’impact de l’esprit humain sur notre environnement de vie?

Le monde est en perpétuel changement:

  • Technologies nouvelles
  • Médecine
  • Recherche
  • Habitat
  • Alimentation

La plupart des appareils courants et des technologie domestiques que nous utilisons aujourd’hui n’existaient pas il ya 20 ans!… sans parler des technologies militaires ou de pointe à l’usage de la conquête spatiale repoussant toujours plus loin les limites de notre univers.

Vivre et vieillir…

Nous savons tous que nous avançons chaque jour un peu vers notre propre fin. Le cycle de la vie est partie intégrante de notre monde et la fin du chemin, la mort est une issue certaine pour chacun d’entre nous.

Avec l’âge, nos capacités changent, nos capacités physiques progressent puis s’amenuisent, tout comme nos capacités intellectuelles.

Si nous ne pouvons qu’accepter notre sort, nous pouvons aussi accepter avec sérénité de changer nos modes de vie pour trouver de nouvelles sources de plaisir, de satisfactions, renforcées par les progrès de la science qui nous permettent de vieillir en bonne santé et en pleine forme.

Quel choix ferez-vous…?

Ainsi, le changement est inséparable du concept même de la vie.

Il nous appartient de choisir la posture que nous adopterons face à lui:

  • Ne pas effectuer de choix et se laisser porter par le flot des événements, laisser nos parents, notre conjoint, notre employeur choisir pour nous. Ceci conduit invariablement à l’absence de projets, de rêves, de désir…
  • Se comporter en « rebelle » permanent, remonté contre tout et n’acceptant aucune des propositions que la vie nous soumet. Ici encore, espérer que les choses nous parviennent telles qu’on les souhaite sans avoir à agir relève d’une illusion et génère amertume et rancoeur…
  • Vouloir tout mettre sous contrôle et se bercer de l’illusion que nous sommes les maîtres absolus d’un monde à nos pieds: c’est parfois le cas des égos surdimensionnés.

La question du non-choix…

Le non choix, c’est à dire la posture qui consiste à laisser l’extérieur guider notre vie est également un choix qui soulève d’autres questions:

  • Suis-je satisfait de ma situation?
  • Si je refuse de subir, jusqu’à quel point puis-je diriger ma vie?
  • Lorsque une situation s’impose à moi, jusqu’à quel point puis-je devenir acteur?
  • Ai-je réellement envie de devenir acteur de ma vie? Si oui, comment m’y prendre?

Nous pouvons toujours effectuer des choix, décider des changements, mais il est indéniable que nous n’avons pas tout pouvoir face aux événements, que nous aurons à vivre des situations  désagréables que nous n’avons pas choisies. Nous devons apprendre à nous convaincre que les choses changeront, mais nous ne savons ni quand ni de quelle manière. Ainsi, la meilleure attitude à adopter à ce stade peut se résumer comme suit: « Changer ce qui peut l’être et accepter tout le reste »… mais « accepter » n’est pas « se résigner »… nous y reviendrons.

Apprivoiser le désir de changement…

Dans nos relations à notre entourage, notre conjoint, nos amis, les relations professionnelles, dans l’entreprise, nous devons apprendre à nous poser les bonnes questions…

Pour penser notre vie, pour nous engager dans des changements porteurs de sens, nous devons mobiliser celui que Vadim ZELAND nomme « l’observateur ». Nous avons perdu l’habitude de faire un pas de côté, d’observer ce que nous sommes en train de vivre et de questionner cet « observateur » qui sommeille en nous et qui, bien souvent, détient les réponses à toutes ces questions:

  • Que dois-je changer?
  • Pourquoi le faire?
  • Pourquoi maintenant?
  • Pourquoi moi et pas les autres?
  • Vers quoi dois-je aller en changeant?
  • Dois-je changer parce que mon environnement a changé?
  • Qu’ai je à gagner en changeant?… et si je ne change pas?
  • Qu’ai je à perdre si je change? … et si je ne change pas?

Ce sont là les premiers pas vers notre prise de responsabilité: nous sommes RESPONSABLES de ce que nous nous faisons vivre… être responsable suppose de:

  • Etre conscient de ce qui se passe en nous
  • Etre conscient de ce qui se passe autour de nous
  • Etre conscient des interactions entre nous et notre environnement (amis, famille, employeur,…)
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