Quel leader êtes-vous?

Tyrannique ou chef d’orchestre, le manager doit savoir s’adapter à toutes les situations et utiliser les bons outils dans le cadre des relations au sein de l’entreprise.

On retient généralement quatre grands types de management… Il est important de les connaitre pour mieux communiquer vers les collaborateurs.

Le psychologue américain et professeur de psychologie industrielle de l’Université de Chicago Rensis Likert a identifié, à la fin des années 60, quatre types de management toujours d’actualité et repris dans les écoles de management.

styles de management

Le style directif: centré sur les résultats, il exige une forte implication du manager.

 Egalement nommé autoritaire, ce style est basé sur un cadre et des directives strictes. Il limite l’autonomie et son seul objectif consiste à obtenir le respect des consignes de la part des  collaborateurs qui n’ont aucun regard sur des décisions émanant du seul manager.

Le style directif exige de la précision sur la méthode et sur les résultats. Son succès repose sur de nombreuses procédures mais aussi sur le principe de « la carotte et du bâton »: récompense/sanction. Ce type de management est sans aucun doute celui qui génère le plus de comportements hostiles de la part des collaborateurs mais aussi des problèmes relationnels et un mal être au travail. Le management directif est directement hérité du taylorisme.

Atouts : Résultats rapides, efficacité.

Limites : motivation moindre des collaborateurs.

Le style persuasif: basé sur le relationnel, il demande une forte implication du manager

Aussi baptisé « Paternaliste », il reste autoritaire même si c’est à un degré moindre que le style directif.

Davantage tourné vers les collaborateurs ces derniers disposent d’un peu d’autonomie et il peut même arriver que le manager demande leur avis même s’il garde un total pouvoir décisionnel. La manager introduit, avec ce style la notion de confiance envers ses collaborateurs. Il essaie, en fait, de créer autour de lui un groupe dont il serait le modèle.

 Atouts : sentiment d’appartenance à un groupe, équipe soudée.

Limites : système peu ouvert sur l’extérieur.

Le management délégatif: Toujours orienté résultat, il demande une moindre implication du manager.

Ce troisième style repose sur l’esprit d’équipe et la confiance envers les collaborateurs, régulièrement consultés pour la prise de décision.

Il autorise beaucoup d’implication de chacun des membres de l’équipe et accroît leur responsabilisation. Les objectifs et les méthodes sont définis de manière collégiale et la communication, tant verticale qu’horizontale, passe plutôt bien.

Atouts : responsabilisation et implication des collaborateurs, bonne ambiance de travail.

Limites : manque de structures pouvant dériver sur un management copain.

Le style participatif – Relationnel et implication moindre du manager.

Management d’ouverture, il repose sur la construction d’une relation de confiance entre le manager et ses collaborateurs. Ceux-ci sont fortement impliqués dans la prise de décisions, disposent d’une grande latitude dans leur méthode de travail et peuvent laisser s’exprimer leur créativité et leurs idées. Le manager s’intègre à l’équipe, la responsabilise et l’encadre plus qu’il ne la dirige.

Atouts : motivation et participation des collaborateurs.

Limites : nécessite un réel engagement, une grande capacité d’autonomie et une forte dose de créativité de chaque collaborateur.

Alors…quel style adopter?

On ne parle plus aujourd’hui, sauf à être sensible au charme suranné de l’organisation scientifique du travail du 19° siècle, de bon ou mauvais style de management. Dans ce domaine aussi, les temps changent, les esprits évoluent… généralement.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais types de management, par contre, il y a de bons ou de mauvais managers !

Ainsi, le management doit être adapté : exit le management « organisationnel » au profit du management situationnel. Le manager devra ainsi s’adapter :

  • à la situation  – en cas de crise ou d’urgence, on privilégiera le style directif

  • au groupe – face à une équipe rodée, qui a l’habitude de travailler ensemble, qui se connait bien, on privilégiera le management délégatif. Dans un groupe qui met l’esprit d’équipe au cœur de ses priorités, un management persuasif sera plus indiqué

  • aux personnes – une équipe peut être composée d’individualités aux profil divers. Certains auront besoin d’être rassurés, encadrés, dirigés, on privilégiera avec eux un management plus directif. D’autres préfèrent qu’on leur laisse davantage de responsabilités et d’autonomie, ce sera plutôt un management participatif avec eux.

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